Principe de fonctionnement de la Fibre

Euh… comment ça fonctionne la fibre ?

Non sérieusement, le fonctionnement de la fibre optique, à tout niveau, est aussi simple que d’allumer sa petite lampe de chevet ou sa télévision.

Vous avez déjà utiliser un laser ? Oui ? Et bien vous avez déjà le premier niveau du fonctionnement. Bon ok, mais ensuite ? Et bien c’est pas difficile, votre fibre c’est un peu comme un tunnel de verre dans lequel sera transporté la lumière. Comme nous l’avons vu dans le précédent article, plusieurs modes de fibre existent et son fonctionnement était « légèrement » abordé. En clair voici comment cela fonctionne…

Emission du signal :

Vous prenez une source laser et vous raccorder la fibre dessus. Le laser transmet le signal par cette fibre et vous envoie la ou les données qu’il vous faut dans ce tube de verre. Mais ce signal n’est pas « visible » à l’œil nu. En effet, il s’agit d’un signal dit « infrarouge ». La longueur d’onde (voici une bonne définition : Longueur d’Ondes), est différente suivant le type de signal envoyé ou reçu. Pour simplifier :

Je reçois un signal de couleur bleu quand je charge un site internet. Mais quand j’envoie un paquet de données, j’envoie un signal vert. Pour la télévision, je reçois un signal rouge. Et pour le téléphone je recevrais un signal jaune et j’enverrais un signal violet.

Alors avant que les puristes de la fibre ne crient au scandale, je tiens à préciser qu’il s’agit là d’un EXEMPLE, d’une VULGARISATION et d’une ILLUSTRATION ! :-).

L’émission des différentes longueurs d’ondes est assurée par notre OLT (Optical Line Termination, que j’ai appelé laser précédemment). Il assure l’émission des données et va encoder notre liaison. Chez nous, le boîtier qui va décoder ce signal s’appelle ONT (Optical Network Termination). On pourrait l’assimilé à un « décodeur optique ». Il va décoder les longueurs d’ondes parvenues jusqu’à lui via la fibre. Mais il va aussi servir d’ « encodeur » pour notre signal avant de l’envoyer dans le réseau web.

La fibre chez le client final :

Aujourd’hui, la majorité du réseau de télécommunication est encore en réseau cuivre… Ces raccordements sont de vrais sacs de nœuds … Voyez ci-dessous.

Ce sac de nœuds, appelé DTI (Dispositif Terminal d’Installation) ne sera bientôt plus que de l’histoire ancienne. On pourra enfin avoir quelque chose de simple, propre et de discret. Voyez par vous-même :

Ce système, appelé DTIO (DTI-Optique), est le raccordement de la fibre optique pour le client final. Ce boîtier peut être acheté en version « pré-câblé ». Dans ce cas, le technicien n’aura plus qu’à effectué la soudure entre la fibre qui arrive depuis l’extérieur (Point de Branchement Optique). L’avantage de ce système, comme vous pouvez le voir, c’est l’encombrement et le fait qu’on ait plus une espèce de B$%#^* de câbles.

Mais comment faire ? Que devons-nous choisir ? Combien ça coûte ?

Alors, nous allons y répondre… A savoir comment faire ? Et bien la réponse est simple et complexe à la fois… « Patienter tu devras jeune padawan ». En effet, les différentes instances (gouvernement, élus locaux, régions…), toutes ces entités ce sont mises à l’unisson afin de câbler et fibrer l’ensemble des foyers en France (alors euh métropole ou métro + DOM-TOM là je ne saurais pas vous répondre dans l’immédiat…). Mais sachez une choses, c’est que les différents bureaux d’études sont en pleine réflexion là-dessus (nous y compris 😉 )…

Que devons-nous choisir ? Franchement.. Je ne saurais trop vous conseiller, mais j’ai une préférence pour l’opérateur national plutôt que pour son concurrent rouge. Après ce sont nos choix, nos goûtes (et nos couleurs).

Combien ça coûte ? … Euh … Entre rumeurs, légendes urbaines et réelles informations, c’est difficile de répondre. Mais ! « NORMALEMENT » (d’après notre chère présidence), le raccordement sera TRES SURVEILLE par l’ARCEP.

Certains opérateurs sont plus conciliants que d’autres. Aux vues du déploiement express de la fibre en mode FTTH, vous pourrez bénéficier d’une remise (ou gratuité totale) des frais de raccordements.

  • Effectivement c’est 149 euros pour le raccordement d’un pavillon en souterrain (et 299 euros en aérien). A cela, il faut rajouter 29 euros de frais d’activation.
  • Passé en boutique aujourd’hui :
    – Pas de fais de raccordement (maison individuelle)
    – Même remise que sur Internet de 10€ pendant 1 an
    – Remise supplèmentaire de 5€ par mois pendant 1 an (location Box Plus)
    – En revanche, les frais d’activation sont de 29€

(Source : SFR Sujet Coûts-Fibre)

Tout se négocie dans la vie, mais là vous pourrez apporter du poids à votre argumentaire en parlant du raccordement national, du déploiement de la FTTH, faire jouer les offres concurrentes … Ou même ! Appeler l’ARCEP !!! 😆

 

Mais bon, la fibre est en plein déploiement donc patientez, d’ici 2022 95% du territoire devrait être fibré.. Espoir !

L’avancement (citation d’un communiqué de l’ARCEP) :

Au 30 septembre 2017, selon l’observatoire de l’ARCEP, 9.5 millions de logements sont éligibles à la fibre optique jusqu’au domicile sur des réseaux FTTH. Plus de 9 millions de foyers sont également raccordés au réseau câblé de SFR-Altice. A cette date, on comptait par ailleurs 2.9 millions de clients abonnés à une offre de fibre optique et 1.4 million à du câble.

Sur les 35645 communes de France métropiltaine, 2509 sont actuellement éligibles à au moins un forfait Internet en fibre chez Orange, SFR , Free, Bouygues Télécom.

Grâce aux réseaux d’initative publique déployés notamment par Axione, Covage-Tutor, TDF et Altitude Infrastructures pour le compte des collectivités locales, la fibre est également disponible en zone moins dense via des fournisseurs d’accès alternatifs comme par exemple Wibox, K-net, Coriolis, Ozone, Vitis, ou Nordnet…

Si vous voulez suivre en image l’avancement de votre raccordement fibre :

Observatoire France Très Haut Débit

 

Quand la lumière remplace l’électron …

 

« Que la lumière soit… Et la lumière fût ! »

En effet, aujourd’hui nous y sommes : La Fibre Optique !

Plastique, verre, laser et un peu d’électroniques et HOP ! Nous voici en mode ultra connecté. Passé du 3 Méga au 100 Méga ou au 1 Giga, vous imaginez ? On va voir un peu tout ceci en détail… Mais d’abord un petit rappel du monde de l’internet et de l’informatique…

Internet, ce fameux et fabuleux réseau voit d’bord le jour, de manière théorique, dans la première moitié des années 1960. En 1965, deux personnes du MIT ont testé les premières interconnexions via le réseau téléphonique entre deux ordinateurs. Suite à ces travaux, l’ARPANET est né (Mythe du parapluie anti-nucléaire abrogé mais ce réseau d’interconnexion est lui bel et bien réel…).

Jusqu’à la fin des années 80, les ordinateurs ne seront reliés entre eux quand dans le but d’expérimentations scientifiques, stratégies de communications militaires et travaux de chercheurs dans le développement numérique. Il faudra attendre le début des années 90 pour connaître ce que nous appellerons le « web ». Un ensemble de pages en html qui permet de relier des personnes d’un bout à l’autre de notre bonne vieille planète par le biais d’un réseau téléphonique. Seul inconvénient : l’encombrement de ce réseau. Une connexion limité en débit (entre 56k et 512k dans la fin des années 90), une limite de temps imposée par des forfait de connexion (hey oui ! avant les connexions étaient temporisées, comme les forfaits de téléphonie mobile).

Aujourd’hui, internet c’est plus d’un milliard de sites web, environ 3,2 milliards d’internautes à travers le globe, c’est la possibilité de visionner des vidéos en haute définition et la possibilité de télécharger un contenu aussi divers que varié. Un réseau bien plus compliqué que la simple « toile d’araignée », c’est une multiplication d’interconnexion. Voici une représentation de ce système :

Ce système est aujourd’hui limité par le débit de connexion des internautes dans certains pays et dans certaines régions d’un même pays. En France, en 2017, il a été mesuré des différences de débit phénoménales ! Allant du 512k pour certains utilisateurs dans des secteurs reculés (ou n’ayant tout simplement pas d’accès à internet) jusqu’au 100 méga pour certaines régions privilégiées ou tout simplement « en avance ». Cette disparité est en voix d’extinction grâce à une volonté gouvernementale visant à relier chaque foyer grâce à…

LA FIBRE OPTIQUE !!

Cette technologie n’est pas nouvelle !! HEY NON ! Les premières communications par fibre datent de 1880 par MONSIEUR Graham Bell (rien que lui) l’inventeur du téléphone. Le principe ? Il est d’une simplicité enfantine (non je plaisante…), une voix, amplifiée par un microphone, faisait vibrer un miroir. Ce miroir renvoi la lumière sur un second miroir servait à activer un cristal de sélénium et reproduire le son émit. 200 mètres de portée ! Pas mal pour l’époque non ?

Mais la fibre c’est quoi au juste ? Et bien voici une illustration :

Un cœur de 10 µm (aujourd’hui pour les nouvelles fibres nous en sommes à 9µm) composé d’un mélange de silice et de gaz, le tout polymérisé à très haute température et étiré par la simple action de la gravité. La gaîne de 125µm, quant à elle, permet de contenir un maximum les réverbérations du faisceau lumineux en évitant toute fuite non contrôlée. Elle permet aussi une certaine « souplesse » de la fibre mais elle conditionne aussi son « rayon de courbure ». La protection de 230µm permet de protéger l’ensemble des conditions extérieures (lumières, UV, humidité, etc…).

Cette fibre sert à transmettre de la lumière invisible à l’oeil nu mais bien connu… De l’infrarouge. Cette lumière, dont la longueur d’onde est comprise entre 800nm et 1600nm. Mais les standards utilisés sont compris entre 850nm et 1550nm. Contrairement au réseau actuel, nécessitant au moins 2 fils pour une communication via le réseau cuivre (France Télécom par exemple), une seule et unique fibre est nécessaire pour traiter à la fois émission et réception d’un signal (un jeu de lumière et de longueur d’ondes tout simplement). On utilise plusieurs types de fibre optique aujourd’hui, les « monomode » et les « multimodes ». Voici une représentation de ces fibres :

Ces fibres ont des usages bien particuliers. La monomode sera destinée à un usage particulier, alors que la multimode sera elle, privilégiée pour l’usage professionnelle (ou la connexion entre les ordinateurs au sein d’un même réseau comme l’intranet par exemple).

 

 

Cette nouvelle technologie a de quoi nous faire tourner la tête ! Haut débit assuré, pas de surcharge de la liaison possible, transferts quasi-illimités… Les possibilités nous sont grandes et inimaginables, qui sait… Bientôt la projection holographique ou la téléportation ? Mais pour le moment, restons terre à terre, et restons dans le domaine du concret… « Fiber to The Home » ?! What else ?

 

FTTH, ou Fiber To The Home .. 

Prenons la magie de la fibre, un soupçon de volonté gouvernementale, le zeste qui compte… et hop ! Fibre à la maison. Ok mais qu’est-ce que c’est… Et bien voici le principe en quelques mots.

Une source, un couplage, une liaison plus ou moins longue et un terminal. Mais le plus important c’est que vous n’aurez qu’une seule fibre par abonné. Une seule fibre du NRO (Noeud de Raccordement Optique) jusqu’au DTIO (chez vous).

Un câble pour la fibre optique se compose de plusieurs modules pouvant contenir 6 ou 12 fibres chacun. Donc, un câble de 72 fibres est en fait soit un 12 modules de 6 fibres (6X12 = 72) ; soit l’inverse, un 6 modules de 12 fibres.

Il faut savoir que, par exemple, un câble de 720 fibres (ou brins) aura un diamètre inférieur à 19mm. L’équivalent d’un câble de 2cm² de section ! Regardez ce que donnerait la même section pour un câblage cuivre… Vous comprendrez pourquoi il est plus facile de passer ce genre de câble.